Aimer

Aimer c’est être vulnérable et invincible en même temps,

fort et faible,

avoir poison et remède

donner et recevoir tout autant

Promettre tout et ne douter rien

vivre des secondes proches de l’éternité,

aimer souffrir

face à l’étendue de trop de beauté,

croire en l’impossible

sauter dans le vide

Inconsciemment

Aimer

C’est voir en étant aveugle, entendre en étant sourd,

Parler avec les yeux,

D’une voix au cœur léger et lourd

C’est parfois espérer dans l’ombre

Car quand elle rêve éveillée, il attend éternel

Clair et obscur, suppliant

En un silence sempiternel

Aimer c’est marcher sur des sables mouvants

éreinté parmi les flammes

d’un feu sporadique et dansant

pour la seule grâce d’une étreinte;

Indécemment

Aimer c’est voler sans ailes ni poids

être du jour comme la nuit

et frôler le ciel du bout des doigts

Aimer c’est à deux, ne faire plus qu’un

avoir commencé et finir au même endroit

Mais aimer c’est surtout voir le monde tel qu’il est, enfin

Car aimer c’est être,

et re-naître

Tout simplement.

-Megi

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Damaged Society

If everyone was being honest.

Anti: “There was another school shooting so we should ban guns to save the children.”

Pro: “Hmm well maybe we should try to figure out why people want to shoot up schools in the first place.

Anti: “I’m not really interested in that. I’ve just been wanting to ban guns on principle for decades.”

Pro: “Well I don’t care either, because preserving the right to bear arms is worth any number of lives”

Anti: “I don’t trust you so I want you disarmed.”

Pro: “I don’t trust you so I want to be armed.”

Hypothesis: The gun control debate itself is a symptom of a damaged society that lacks any sense of civic unity.

Self-worth


Dear woman in the mirror,

You are beautiful.

Have you finally realized that?

I’ve been trying for many years

To get you to see that

The reflection you bare

Brings joy to your peers.

Dear woman in the mirror

Your skin glows without fail

Don’t be embarrassed

As the sun darkens its shade

Sport it with pride.

Dear woman in the mirror

Your smile shines through the sky

But don’t be afraid to let it down

Every once in a while

And take time for yourself.

Dear woman in the mirror

Hair length does not designate

Self worth

Your hair texture is delightful

Coils and curls galore

A halo around your head.

Dear woman in the mirror

Your face sings songs

With and without makeup

Flaunt it when you want

But don’t force it every day.

Dear woman in the mirror

Be comfortable in your own skin

Wear a dress or wear sweatpants

But not because of them

Wear it because of you.

Dear woman in the mirror

Don’t feel like you have to be pretty 
every second of every day

Don’t get me wrong,

You are gorgeous.

But who said you had to be pretty?

You are you.

And you live for you.

Dear woman in the mirror

Please accept yourself

Because I accept you.

-Megi

Écriture


Ecriture, reflet de l’âme,
Parfois je te contemple, espérant découvrir entre tes lettres

Quelques cachettes m’appartenant.

A travers ta voix mystérieuse, en écoutant attentivement,

Je pense pouvoir percer des secrets enfouis

Qui ne sont autres que les miens.

Il est étrange de comprendre à quel point on ne se connaît pas.

Ecriture, tu viens de moi et tu m’es étrangère.

Qui es-tu pour savoir mieux que moi ce que renferme mon cœur ?

Ecriture, miroir glacé, on ne peut te mentir,

On ne peut se mentir.

Mes doigts pleurent ton silence

Et saignent en ta présence.

Qui les dirigent ? Est-ce toi ?

Ecriture, transe maléfique, tu m’as capturé dans tes fils de velours,

Prisonnière de ses liens doux et coupants,

Je ne me débats pas.

Mon énergie est trop rare pour la dilapider dans un effort vain.

Ecriture, redoutable alliée, véritable drogue,

Ne me laisse jamais seule.

Je préfère m’adresser à toi,

Plutôt que de rester seule face à moi.

-Megi

Parce qu’il faut y croire 


Et quand cesserons-nous de célébrer la haine, la violence et l’horreur ?

Quand la sincérité et l’amour primeront-elles sur la puissance et la gloire ?

Quel soleil brillera le jour où tous les hommes se serreront la main ?

Le jour où les rires des enfants seront plus nombreux que leurs pleurs,

Où l’on vivra heureux et en harmonie avec notre vieille Terre,

Où nous nous réjouirons simplement autour d’un verre

Regardant à l’horizon l’astre du jour se coucher dans un ciel paisible

Attablé avec des amis et sans connaître le mot ennemi

Car on sera tous Hommes, égaux et différents,

La guerre sera un concept oublié, un mauvais conte à jamais perdu.

L’amitié règnera, la foi prévaudra et la confiance existera.

Et si ce jour n’arrivera pas et parce qu’il faut y croire,

J’en rêverai toujours, j’imaginerai la paix d’un tel soir,

Et parce qu’en y croyant ce jour arrivera

Je ne me lèverai plus jamais en pensant que le ciel est trop gris.

-Megi

December thoughts

“Have you been to a cinema lately?“, he asked while the cold wind of this December night blew several strands of his dark hair around his face, « sometimes it feels as if the actual plot, the actual art, would lose its priority. There are so many who simply watch a film because of the actors that are in it…”, he trailed off, apparently unsure what he himself should do with that information.
He looked up at the clear night sky, traced the stars above with his eyes and eventually continued while I could not help looking at him in awe: “But when I am on a theater stage… God, it is so different. No one goes to a theater only to see a certain actor – not exclusively, at least.
Especially not if they’re playing Brecht, Schiller or Dante tonight. The genius of those plays simply outclasses anything else. I just wish that there were more young writers, nowadays, with the courage to create something entirely new instead of trying to recreate the genius of passed days. 
That is not art, that’s imitation.”
He exhaled the smoke of his cigarette in the freezing air and shook his head slightly before catching my gaze.
When he spoke again, it was barely more than a whisper.
“Can you believe that I am so afraid of being one of them? That I am scared I’ll never create actual art?”
-passage of a story I’ll never finish

Super héroïne

Et j’m’en vais m’allonger dans une boite de chocolats.

Je m’en vais oublier, les chagrins, les griffures et tout ça.

Tout ce qui fait que j’tourne plus très rond en moi-même.

De toute manière j’ai perdu, je ne s’rai jamais reine

Mais j’veux quand même bien une couronne d’épine

C’n’est pas grave je prendrais avec moi tout ce qui te chagrine

Toi et le monde entier, quitte à s’exiler j’veux bien aider un peu

Et si je suis malheureuse je fais pourtant d’mon mieux,

Pour être en quelque sorte, une super héroïne.

C’est bien fini les pleurs, les plaintes et les regards boudeurs

D’accord j’accepte, l’ennui, la solitude et les malheurs

J’ai ma consolation, j’rends la vie un peu moins creuse

J’souris, je cours, je chante, je ris à croire que j’suis heureuse

Le bonheur ça se donne même quand on n’en a pas

Je crie à l’univers entier que la vie est une joie

Imagine si j’en avais tout ce que je donnerai.

Mais tu sais je ne pense pas qu’ils sachent qu’en vrai,

Je n’suis pas tant que ça une super héroïne.

Tu sais tous ceux qui croisent ma route à un détour

Y restent des années ou parfois quelques jours

Et qui n’comprennent jamais que peu importe

A quel point je les aime, à quel point je m’emporte

Dans le fond je ne sais pas, si la sincérité est réelle

Ou bien si c’est comme ce pigeon qui bat des ailes 

Qui croit voler alors qu’c’est le vent qui l’maintient.

Parce que sur mon visage y’a ce sourire figé qui n’attend que le tien

Pour te prouver que je suis bien une super héroïne.

-Megi